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COURRIEL
JEAN BOUDOUn Article n°2.1 n 20:44 n 05/03/06 n Editeur : nws
1920-1975
Biographie de Jean Boudou
Fils de Cyprien Boudou et d’Albanie Balssa, Jean Clément Boudou naquit le 11 décembre 1920 à Crespin « un village pichonel del Segalar del miech ». Par sa mère, il était lointainement apparenté à l’écrivain Honoré de Balzac. Boudou consacra aux Balssa un livre « Contes dels Balssas » dans lequel, par récits ou contes successifs, il propose une histoire romancée de la famille. De sa mère, il hérita d’ailleurs d’un remarquable don de conteur.
Il fit ses études au cours complémentaire de Naucelle, y découvrit « Dal Brés à la tumbo » de J.Boudou et écrivit son premier poème en langue d’oc.
En 1938, il rentra à l’école Normale de Rodez, où il fit la connaissance de l’écrivain Calelhou et composa de nouveau poèmes évoquant l’atmosphère des foires de Naucelle. Il fit la connaissance de Mouly, avec lequel il se liera d’amitié jusqu’à la mort.
Mouly découvrant son talent, le poussa à écrire en langue d’oc et publiera ses premiers poèmes dans son bulletin scolaire : Escola e terrador (1943-1944). En 1941, il fut nommé instituteur à Castanet, en 1942 fut affecté à l’école de Durenque. En juillet 1943, il partit pour le S.T.O à Breslau, en Silésie. Il en retourna à la fin de la guerre de 1945, reprit son poste à Durenque où il épousa l’année suivante Camille Vidal. Ce retour d’Allemagne lui servira de thème à son roman « La grava sul camin ».
En 1949, Boudou fut nommé au Mauron où il resta huit années. C’est là qu’il publia ses premiers livres, marqués par l’influence littéraire du Félibrige, que Mouly lui avait fait connaître et par celle de l’Institut d’Ecoles Occitanes : « Contes del meu ostal » (1951) et « Contes dels Balssas » (1953). C’est là qu’il rédigea « La Grava sul camin » qui paraîtra en 1956.
En 1954, il se rendit à la Sainte Estelle du Félibrige, qui servira de titre à son livre « La Santa Estèla del Centenary » (1960).
Il deviendra le président de la section aveyronnaise de l’IEO et publiera pendant quelques années le bulletin de celle-ci (1964-1969).
En 1961, il fit un stage à Marmilhat près de Clermont-Ferrand. De cette compétence et du sentiment de l’incapacité de l’Occitanie à s’imposer, il tirera la matière du « Libra dels Grands Jorns » (1964)
En 1966, Boudou retourna à Clermont-Ferrand. En septembre 1968, il partit comme coopérant à l’Arbatche près d’Alger. Mais il revient tous les étés en Aveyron, de là il rejoignait le Grelh Roergas. En 1975 paraîtra « Contes del Drac ».
Mais la santé de Boudou était mauvaise « …soi malaut. C quand èm malaut coma soi, èm pot pas ni legir, ni escriure, ni estudiar… » Et il est vrai que la veine paraissait se tarir. Il avait cependant en chantier « Los Domaiselas ». Il nous en avait longuement parlé lors de son stage de Naucelle. Il devait mourir subitement en Algérie le 24 février 1975.
Toute la vie de Boudou fut en quelque sorte imprégnée par sa volonté de lutter pour le maintien et la renaissance de la langue d’oc et la survie du pays occitan et de sa culture.

Stèle de Jean Boudou.
Edité par nws, le 30/01/08 à 23:04

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Boudou est l'un des plus grands écrivains du monde moderne. S'il avait écrit dans une langue majoritaire sa voix serait perçue de partout.

Georg Kremnitz


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