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16/12/2018

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VISITE VIRTUELLEn Article n°6.1 n 21:33 n 21/05/06 n Editeur : thierry
St Robert
SAINT DE CRESPIN
LE RAYONNEMENT DE LA CHAISE DIEU:

Le prieuré Saint-Robert de Crespin

LA CHAISE-DIEU

L'abbaye de la Chaise-Dieu, après sa fondation par saint Robert de Turlande, ne cesse d'étendre son influence au Moyen Age ayant environ 300 maisons sous sa dépendance à la fin du XIIe siècle, ce qui en fait l'une des plus importantes congrégations bénédictines en France à cette époque. Elle aura même des dépendances en Espagne et en Italie.

En 1079 elle s'assure le contrôle des abbayes de Gaillac dans l’Albigeois et de Saint-Théodard de Montauban. Elle devait donc avoir ses voies assurées à travers le Rouergue, d'où la nécessité de routes d'étapes. Malheureusement, aucun texte n'a été conservé pour l'origine de ses prieurés rouergats, et nous devons nous contenter de suivre leur itinéraire.

Le principal, venant du diocèse de Saint-Flour, entrait chez nous par la rive droite de la Truyère avec Saint-Robert de Lacroix-Barrès. Le prieuré de Montredon était tout à fait isolé, mais ouvrait sur la vallée du Lot, à mi-chemin entre Entraygues et Capdenac.

Un peu à part, à l'extrémité est de l'Aubrac, mais en liaison facile avec Saint-Urcize, apparaît le prieuré de Verlac. On pouvait de là rejoindre celui d'Altès, vers Séverac-le-Château, en direction de Millau.


Vers le Sud-Aveyron, Montjaux paraît aussi perdu, sur le rebord méridional du Lévézou, mais il passait là une route fréquentée allant vers Saint-Rome-de-Tarn et Saint-Affrique, et les comtes de Rodez y établirent un château chef-lieu d'un mandement, sur le sommet de la montagne dominant le village

Le Lot passé, les moines de La Chaise-Dieu trouvaient un abri dans la vallée de Bessuéjouls, à Saint-Saturnin de Cogulet, d'où ils pouvaient monter sur le Causse Comtal, avec en son centre le prieuré Saint-Nicolas de Bezonne et à sa sortie celui de Saint-Félix sous Rodez.

De là, on pouvait continuer vers Saint-Antonin par Saint-Robert de Privezac et par Lunac, avec ses annexes de Tizac et Saint-Salvadou et encore les églises de Saint-Peyronis et Saint-Albi, d'où l'on rejoignait Castanet-des-Cars et ses annexes de Saint-Robert de Selgues et Mazerolles, puis Bleyssols, vers
l'abbaye Saint-Théodard de Montauban, rattachée à la Congrégation.

Sur la voie Rodez-Toulouse pour gagner l’Albigeois et l'abbaye de Gaillac on devait passer plutôt par l'Hermitanie, petit ermitage perdu dans les gorges de la Nause en aval de Calmont, en tout cas par Saint-Robert de Crespin, puis franchir le Viaur au Pont-de-Cirou, un peu en aval des Planques, prieuré qui réservait le passage de Conques, tandis que Tanus était à l'église du Puy.

Ces possessions, pour éloignées qu'elles soient ne se trouvent pas situées au hasard, elles suivent des orientations beaucoup plus qu'elles ne s'intéressent à la qualité particulière de tel ou tel terroir.

Dans les pas des moines

"Le 14 avril 1247 sitôt prime chantée, ce fut un imposant cortège d'hommes d'armes dirigé par le seigneur de Brens et des moines dont sis accompagnaient l'abbé de Gaillac qui s'éloigna de la vallée du Tarn. A travers les collines de l'albigeois, ils gagnèrent Carmaux dans la vallée du Cirou, puis après avoir monté et descendu maintes fois, notamment pour franchir la vallée du Viaur à Pont de Cirou dont Gaillac tirait ses anguilles, ils atteignirent après vêpres le petit prieuré de Crespin en Rouergue. A l'exception des abbés et des prieurs de Burgos et de Sainte-Livrade, tous durent se contenter de couettes jetées sur des brassées de paille disposées dans l'église".

Aliénation du temporel

A partir de 1564, d'impérieux besoins d'argent amenèrent le roi Charles IX a exiger du clergé la vente d'une partie de ses biens, pour alimenter le trésor royal. L'avènement d'Henri III ne mit pas un terme a cette pratique, les guerres de religion et l'entretien des armées de la ligue ayant vidé encore un peu plus les caisses du royaume. Les modalités de cette "aliénation du temporel" sont très complexes , retenons simplement que chaque diocèse, pour s'acquitter de la quote-part qui lui était imposée, mettait en vente soit des terres, maisons ou seigneuries, soit plus fréquemment des revenus procurés par des biens qu'elle possédait en seigneurie directe (essentiellement le champart ou quinte gerbe des céréales).

Le 19 avril 1687, Dame Anne dAlbinhac veuve de messire François de Morlhon seigneur de Sanvensa, baron de Castelmary, Blauzac, les Mazières, Crespin, Lespinassole et autres lieux, a l'occasion de l'aveu et dénombrement de ses terres, produisit notamment pour ses possessions de Crespin "un gros cahier contenant les affiches qui furent mises pour la vente de lad seigneurie, ensemble le contrat et adjudication de lad. seigneurie qui fût faite à ses autheurs par le commissaire nommé par le pape et par sa majesté pour procéder à la vente de lad. terre de l'autorité du seigneur de Crespin".

En effet en 1581 la terre de Crespin fut aliénée par le prieur qui était alors en place au sieur de Calviac moyennant la somme de 280 livres.
Edité par nws, le 30/01/08 à 23:16

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